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Des
modèles pour comprendre l'apprendre :
de l'empirisme au modèle allostérique.
Francine
PELLAUD, Docteur en Sciences de l’éducation, Laboratoire
de didactique et d’épistémologie des sciences (Genève)
Richard-Emmanuel EASTES, Professeur agrégé de Sciences physiques,
Ecole normale supérieure (Paris)
André GIORDAN, Professeur de Didactique des Sciences, Dir. du Laboratoire
de didactique et d’épistémologie des sciences (Genève).
MOTS-CLES
Apprendre, modèles, pédagogies, empirisme, behaviorisme,
constructivisme, conceptions, allostérie.RESUME
Apprendre est un processus complexe. A ce titre, il nécessite une
modélisation qui passe par l’identification et la conceptualisation
des paramètres les plus significatifs de l’élaboration
de la pensée. De l’empirisme au socio-constructivisme en
passant par le behaviorisme, nous décrivons les modèles
de l’apprendre les plus pertinents qui ont été élaborés
jusqu’à nos jours, en détaillant pour chacun d’eux
les pédagogies qui en ont découlé.
L’évocation de leurs limites respectives nous conduira à
déterminer les paramètres qu’il convient de prendre
en compte pour pouvoir les dépasser. Nous terminerons par l’évocation
du modèle de l’apprendre le plus récent et le plus
global : le modèle allostérique de l’apprendre, élaboré
dans notre laboratoire.
INTRODUCTION
En tant qu’enseignants, nous avons tous comme objectifs que nos
élèves ou nos étudiants « apprennent ».
Pour y parvenir, nous nous référons aux multiples pistes
que les didactiques de nos disciplines respectives proposent, ainsi bien
sûr qu’à nos propres expériences d’anciens
élèves. Or, toutes ces stratégies pédagogiques
ne sont pas anodines. Elles émanent de courants de pensée
différents, issus d’un questionnement pourtant identique
et aussi vieux qu’Aristote : d’où vient ce que nous
savons ? Comment élaborons-nous notre propre savoir ?
Sans remonter aux Grecs anciens, nous dirons que, depuis Locke (1693)
et Condillac (1746), pour ne citer que les plus connus, on cherche à
expliquer les mécanismes mis en œuvre dans le fonctionnement
de la pensée. Le XXe siècle fut, à cet égard,
extrêmement riche ; en témoignent les multiples courants
pédagogiques qui virent le jour durant cette période, expressions
des différentes tentatives d’explicitation de la manière
dont l’individu apprend.
Aussi, plutôt que de proposer des pistes sur « comment enseigner
? », cet article, par un voyage à travers les modèles
de l’apprendre , propose-t-il de se pencher sur la question «
comment apprend-on ? ».
QU’EST-CE QU’UN « MODELE DE L’APPRENDRE »
?
Directement inspiré des sciences dites « dures », un
modèle de l’apprendre se définit comme un modèle
scientifique. C’est-à-dire que, comme lui, il n’est
qu’un outil, une « aide à penser » pour mieux
comprendre la réalité et, le cas échéant,
intervenir sur elle. Raison pour laquelle, en tant qu’enseignants,
nous sommes généralement plus réceptifs aux pédagogies
qui en découlent qu’à la fonction première
de ces modèles, qui consiste avant tout à expliciter les
mécanismes de la pensée.
Le processus de modélisation s’appuie bien évidemment
sur l’observation des phénomènes, mais il est en général
restreint à des situations idéalisées, définies
par des domaines d’application particuliers. Et justement parce
qu’ils ont été conçus pour simplifier des situations
complexes, les modèles peuvent être totalement inopérants
en dehors de leurs domaines d’application .
Il en va de même des modèles didactiques, raison pour laquelle,
il est important de ne pas faire l’amalgame entre le modèle
et son application pédagogique, ce qui reviendrait à confondre
apprendre et enseigner ! En particulier, parce que la tentation est grande
de généraliser une « méthode pédagogique
» qui a fait ses preuves, on évitera d’oublier qu’un
modèle décrit uniquement l’acte d’apprendre
dans un domaine de validité donné, de sorte que la pédagogie
qui en découle ne saurait elle-même être appliquée
en dehors de ce domaine de validité.
Au cours de cet article, après l’évocation des différents
modèles de l’apprendre et des pédagogies qui en découlent,
quelques constats expérimentaux nous conduiront à la nécessité
de prendre en compte une idée fondamentale trop souvent négligée
dans les modèles classiques : celle de transformation du savoir
par un processus de construction-déconstruction. Cette idée
sera alors intégrée dans un modèle de l’apprendre
articulé autour du concept de conception et fondé sur une
analogie avec la réactivité chimique des protéines
: le « modèle allostérique de l’apprendre »,
imaginé par Giordan en 1987 , qui sera développé
dans un article ultérieur.
UN
MODELE POUR CHAQUE SITUATION EDUCATIVE
Nous avons retenu trois modèles qui, à des périodes
différentes, ont fortement marqué les pratiques scolaires
par les pédagogies spécifiques auxquelles ils ont donné
naissance.
Le modèle empiriste
« L'empirisme est une doctrine philosophique qui souligne le rôle
de l'expérience dans la connaissance humaine, en minimisant la
part de la raison ». Selon ce modèle, tout ce que l'enfant
sait ne peut donc provenir que d'une expérience vécue. Le
premier à émettre cette hypothèse est le philosophe
anglais John Locke (1632-1704) : « Il n'est rien dans l'intellect,
qui n'ait auparavant été dans la sensation », écrit-il.
Prenant le contre-pied des Rationalistes qui ne jurent que par une raison
innée, il développe une vision du cerveau qui est celle
d’une tabula rasa, c’est-à-dire « un tableau
vierge » ou encore « une pièce sans meubles ».
Cette vision est également celle de Condillac (1754) qui décrit
l'esprit humain comme un « objet de cire conservant en mémoire
les empreintes qu'on y a moulées », considérant ainsi
que le savoir s’imprime dans la tête de l’élève
comme on pourrait l’imprimer sur une cire vierge. Le modèle
empiriste se fonde par suite sur l’idée d’imprégnation
et de mémorisation.
Pour ancien qu’il est, ce modèle n’est toutefois pas
totalement dépassé si l’on considère que, comme
tout modèle, il possède un domaine d’application particulier.
Car en effet, il décrit très exactement la manière
dont on peut apprendre à la lecture d’un livre, à
l’écoute d’une conférence et plus généralement
dans toute situation de transmission frontale d’un savoir . Toutefois,
le domaine d’application de ce modèle s’avère
extrêmement restreint, puisqu’une série de conditions
bien précises, dont l’absence constitue autant d’obstacles
souvent insurmontables (et que nous développerons plus loin), sont
alors nécessaires pour apprendre.
Le modèle behavioriste
D’inspiration plus tardive, la seconde tradition présente
l’apprendre comme le résultat d’un conditionnement
de type réflexe faisant appel à des stimuli positifs (récompenses)
ou négatifs (punitions). Fondé par le spécialiste
de psychologie animale Watson (1913) dans le prolongement des recherches
sur le conditionnement animal menées dès 1889 par le scientifique
Russe Pavlov, ce modèle fut développé par les psychologues
américains Holland et Skinner (1961, 1968).
La théorie postule que l’on ne peut accéder aux états
mentaux des individus, qui sont inobservables. Assimilé à
une « boîte noire », l’individu peut cependant
être « influencé » de l’extérieur
par des situations bien conçues : les propositions du modèle
behavioriste sont par suite fondées sur un principe d’entraînement
par « conditionnement » et par « renforcement ».
Là encore, bien qu’il apparaisse grossier, ce modèle
s’applique à des situations très particulières
dans lesquelles il donne une représentation de l’apprendre
très pertinente ; la découverte d’un logiciel inconnu
ou d’un jeu vidéo par exemple. Imaginons encore que vous
emménagiez dans une ville ou un quartier que vous ne connaissez
pas : les premiers jours, vous tenterez des explorations diverses pour
apprendre à vous rendre de la manière la plus rapide ou
la plus agréable possible sur votre lieu de travail, à la
boulangerie, au supermarché… Peu à peu, par un apprentissage
parfaitement décrit par le modèle behavioriste, vous aurez
acquis une idée précise de la cartographie de votre quartier
et saurez appliquer vos nouvelles connaissances à vos desseins
quotidiens.
Le modèle constructiviste
Ici, comme le nom du modèle le suggère, l’apprendre
est considéré comme le résultat d’une construction
des savoirs par étapes successives. En 1781, Kant préparait
déjà cette vision de la pensée en défendant
l’idée que la raison, en plus des seuls sens invoqués
par Locke, est nécessaire pour interpréter ce que nous percevons
du monde. Par ailleurs, dans la tradition constructiviste, les étapes
de la construction du savoir sont supposées être largement
définies par des paramètres biologiques qui définissent
un développement « naturel » de l’enfant. Les
recherches menées par le psychologue Jean Piaget sur le développement
des jeunes enfants (1947) ont valu à cette conception de l’apprendre
le formidable essor que l’on connaît.
En vérité, ce courant de pensée présente de
multiples variantes. Gagné (1965, 1976, 1985) et Bruner (1986),
mettent l’accent sur les « associations » à établir
entre les informations externes et la structure de pensée. Toute
perception est pour eux une catégorisation. Ausubel (1968), parle
de « ponts cognitifs ». L’école piagétienne
de Genève avance, quant à elle, les concepts « d’assimilation
» et « d’accommodation », empruntés à
la biologie de l’évolution : tout organisme assimile ce qu’il
prend de l’extérieur à ses propres structures, y compris
les informations récupérées par ses perceptions ;
ce processus s’accompagne en retour d’une accommodation, c’est-à-dire
une modification des organes sur un plan biologique ou des instruments
intellectuels sur le plan cognitif. Si le sujet veut assimiler un savoir,
il doit être capable d’accommoder en permanence son mode de
pensée aux exigences de la situation. Ces premiers modèles
constructivistes ont eu le mérite de montrer qu’apprendre
procède d’abord de l’activité d’un sujet.
Les situations bien décrites par ce modèle ne manquent pas.
Pour revenir à l’idée du logiciel évoquée
ci-dessus, imaginez à présent que ce soit non plus un logiciel
inconnu que vous découvriez, mais une nouvelle version de ce même
logiciel, améliorée par le concepteur ; c’est bien
sur les connaissances acquises antérieurement que vous bâtirez
votre aptitude à l’utiliser. De même, ce modèle
rend particulièrement bien compte de l’apprentissage des
sciences tel qu’il se pratique dans les clubs scientifiques en situation
extrascolaire, ou en classe à l’école primaire, dans
les séances de type Main à la Pâte . On parlera toutefois
dans ce dernier cas de socio-constructivisme, terme introduit par Vygotsky
(1933 et 1934) pour insister sur le rôle des interactions entre
pairs dans le processus de construction du savoir.
Comme nous le précisions plus haut, aucun de ces modèles
n’est véritablement « faux » ou « mauvais
». Chacun d’entre eux est simplement plus ou moins adapté
pour décrire et expliciter une situation pédagogique donnée.
Et bien entendu, chacun d’eux peut donner lieu à une pédagogie
particulière, dont les avantages et inconvénients sont directement
liés aux limites de validité de celui dont elle découle.
DU
MODELE A LA PEDAGOGIE
La vision empiriste de la pensée (le premier des modèles
évoqué ci-dessus) s’est généralisée
sous le dogme : « pour apprendre, il suffit d’être en
situation de réception ». Le rôle du maître est
d’exposer clairement, de montrer avec conviction, éventuellement
de répéter. Ainsi le modèle empiriste a donné
naissance à tout ce qu’on nomme habituellement la «
pédagogie frontale », où « celui qui sait »
divulgue son savoir à « celui qui ne sait pas ». Sa
concrétisation classique est le cours ex-cathedra. Mais elle se
retrouve également dans la projection d’une séquence
vidéo, dans la démonstration d’une expérience
faite par l’enseignant, voire dans l’enseignement expérimental
des sciences, par le biais du classique « mode opératoire
» directif, distribué aux élèves lors de la
réalisation d’une expérience.
L’avantage indéniable de cette pédagogie réside
dans le fait qu’elle permet de donner un maximum d’informations
à un maximum de personnes et dans un minimum de temps. En contrepartie,
ses inconvénients sont multiples : les principaux résident
dans la fréquente absence de questionnement des élèves
au regard des points abordés par l’enseignant (le message
n’est entendu que s’il est attendu) et dans le décalage
inévitable qui s’installe entre l’enseignant et l’enseigné,
le premier possédant des modes de raisonnement et un cadre de référence
qui font défaut au second. Et finalement, le risque est grand pour
l’enseignant de fournir des réponses incompréhensibles
à des questions que les élèves ne se posent pas !
Le modèle behavioriste a, quant à lui, donné naissance
à la pédagogie du même nom. A travers le conditionnement
de type « récompenses/punitions », l’individu
finit par adopter le comportement adéquat : celui qui lui évite
les renforcements négatifs. Excellente pour les apprentissages
de gestes techniques et de savoir-faire, elle est extrêmement limitée
dès qu’il s’agit d’acquérir des connaissances
qui nécessitent réflexion et mises en relations. Les savoirs
préexistants, les croyances, mais également les désirs,
les intentions de l’élève sont peu pris en compte,
alors qu’ils constituent autant de facteurs limitants. Fortement
utilisée dans les écoles anglo-saxonnes (et les écoles
coraniques !), cette pédagogie s’adapte parfaitement à
l’usage des nouvelles technologies (TICE) et c’est dans les
dispositifs éducatifs de type « presse-boutons » qui
fleurissent dans certaines expositions qu’on la retrouve le plus
souvent, ces expositions prétendant abusivement offrir un environnement
« interactif »…
Enfin, le modèle constructiviste a donné naissance à
une pédagogie qui part des besoins spontanés et des intérêts
« naturels » de l’enfant. Sous l’appellation de
constructivisme ou plus récemment de socio-constructivisme, cette
pédagogie vise l’expression personnelle, la créativité
et le développement de l’autonomie, en octroyant une place
importante aux tâtonnements et à l’expérimentation
individuelle ou en groupe. La construction du savoir s’opère
par une grande place à l’action et à l’expression
de ses représentations. Les méthodes dites « actives
» sont fondées sur ce modèle éducatif (nous
avons parlé plus haut de l’opération La Main à
la Pâte, reprise par les PRESTE en France), tout comme un certain
nombre de lieux d’investigations comme le Children Museum de Boston,
la Cité des Enfants de la Villette (Paris) ou Ebullisciences à
Vaulx-en-Velin (banlieue de Lyon en France).
Conformément au modèle dont elle découle, cette pratique
éducative est fondée sur l’idée que les savoirs
nouveaux complètent en les accommodant les savoirs antérieurs,
dans une perspective idéaliste allant vers une meilleure compréhension
du phénomène abordé. Elle s’appuie en outre
sur l’idée d’un développement naturel de l’enfant
qui se ferait par stades successifs. Or, les recherches en didactique
et en neurobiologie montrent bien que cette évolution n’a
rien de linéaire et que les stades en question sont tout à
fait relatifs. Preuve en est que bien des adultes peuvent faire appel
à des raisonnements très « enfantins » lorsqu’on
les confronte à une tâche ou un problème qui sort
de leur domaine d’excellence, quand bien même ils aient été
formés au raisonnement logico-mathématique. On a ainsi pu
voir, dans une séance d’accompagnement scientifique d’une
enseignante de l’école primaire , un étudiant en sciences
expliquer le phénomène des saisons en faisant tout d’abord
pointer l’axe de rotation de la terre vers le soleil puis, se rendant
compte de son erreur, en le plaçant perpendiculairement au plan
de l’écliptique… deux explications naïves que
l’on retrouve à tous les âges. De même, à
la question de la forme du croissant lunaire, adultes comme enfants répondent
dans la plupart des cas « qu’elle est due à l’ombre
portée de la Terre sur la Lune »…
Ces exemples montrent en outre les limites de l’idée d’une
simple accumulation du savoir, car il n’y a aucun doute que les
interprétations exactes de ces deux phénomènes n’aient
un jour été proposées à cet étudiant
et aux adultes interrogés. Pourquoi alors dans certains cas n’apprend-on
pas ou retient-on faux malgré les explications ? Pourquoi certains
savoirs nouveaux se désagrègent-ils après quelques
semaines ou quelques années pour être remplacés par
les savoirs ingénus initiaux ? La pédagogie constructiviste
ne permet pas de répondre à ces questions ; par suite, elle
reste très limitée pour comprendre les difficultés
ou les erreurs et a fortiori, pour apporter les moyens d’y remédier.
DEPASSER
LE CONSTRUCTIVISME : VERS UN NOUVEAU MODELE DE L’APPRENDRE
Ainsi, sans nier le fait qu’un enfant de six ans n’a pas les
mêmes capacités d’apprendre et de comprendre qu’un
adolescent de 15, ni que les connaissances ne peuvent être acquises
que dans un certain ordre, il est nécessaire d’envisager
d’autres modèles qui ne s’appuient pas uniquement sur
l’acquisition « par construction progressive » de structures
mentales opératoires, dépendante d’une évolution
neurobiologique.
En se limitant à décrire des fonctionnements généraux
et des états d'équilibre, les modèles présentés
ci-dessus sont certes pertinents dans certains cas, notamment quand le
savoir ne demande qu’une modification très relative du savoir
préexistant. Mais ils ne rendent pas compte du traitement des situations
spécifiques par les apprenants ou de toutes les inférences
qu’ils peuvent faire à partir des informations dont ils disposent.
Ce qui est en cause, ce n’est pas seulement un mode opératoire,
mais une certaine « conception » de la situation au sein de
laquelle interviennent à la fois un type de questionnement, un
cadre de référence, des façons de produire du sens…
Pour dépasser ces difficultés, quatre éléments,
oubliés ou n’apparaissant que de manière anecdotique
dans les modèles présentés jusqu’ici, semblent
essentiels : la manière dont s’élabore le savoir,
l’importance de l’idée de déconstruction des
conceptions, introduite par Bachelard (1934, 1938) et reformulée
par Giordan depuis 1989, l’influence majeure de l’environnement
dans lequel se déroule l’apprentissage (environnement didactique
décrit par Giordan en 1987) et enfin les différents niveaux
auxquels l’apprendre se joue: émotionnel, cognitif et méta-cognitif
(Giordan, 1998), superposés et en interactions multiples.
C’est sur ces quatre piliers fondamentaux que repose le modèle
allostérique de l’apprendre, développé par
Giordan & al. depuis 1987. En récusant la linéarité
de l’acquisition des savoirs et en articulant cette dernière
autour du concept de conception, en portant une attention accrue au contexte
pédagogique, il permet d’apporter de nouveaux éclairages
sur l’apprendre. Il affine notamment notre compréhension
de « ce qui se passe réellement dans la tête de l’apprenant
» et suggère une multitude de paramètres propres à
transformer sa pensée. A ce titre, il est susceptible de conduire
à une pédagogie dans laquelle l’enseignant, transformé
en véritable « metteur en scène du savoir »,
retrouve une place centrale.Le modèle allostérique de l’apprendre
sera développé dans un second article, à paraître
dans un prochain numéro. Nous y expliciterons ses fondements conceptuels
avant de détailler sa structure théorique et ses applications.
Alors, rendez-vous dans quelques semaines pour de nouvelles aventures…
allostériques !
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